Conformément à ce qui avait été annoncé, l’association SOS MELAY a déposé le 26 décembre 2012 un recours judiciaire devant le tribunal administratif de Nantes en vue de demander l’annulation de l’arrêté préfectoral du 12 novembre dernier portant création de la commune nouvelle CHEMILLE-MELAY, et l’annulation des délibérations municipales associées.

En effet, de nombreuses irrégularités ont entaché le processus de création de la commune nouvelle et doivent être sanctionnées.

2013 étant une année de transition, la période d’essai pour la commune nouvelle pourrait ainsi ne pas être confirmée. Un retour à l’état initial des 2 communes est non seulement souhaitable mais également possible, sans aucun dommage pour l’avenir.

Alors que d’autres communes envisagent de se rapprocher, en prenant le temps de la réflexion d’une part, et en écoutant la population d’autre part, chacun peut constater en comparaison à quel point ces deux éléments ont fait défaut dans le cas des communes de CHEMILLE et MELAY, qui ont précipité les choses pour un projet qui n’était pas mûr.

De façon générale, ce qui est en jeu avant tout est le respect de la démocratie qui a été bafouée par les élus de MELAY, qui ont voté en faveur du projet sans tenir compte de l’avis de la population qui s’était exprimée de façon massive et claire contre le projet de commune nouvelle (54% de participation et plus de 86% de refus du projet de commune nouvelle). Avec ce genre de comportement, c’est tout l’édifice démocratique qui se trouve lézardé depuis la base, entrainant malheureusement une désaffection grandissante face à la chose publique et une défiance vis-à-vis des élus politiques.

 Certains élus se prétendaient peut être visionnaires en voulant faire le bonheur des gens malgré eux et à toute vitesse, en réalité ils ont été simplement aveugles.

Le vœu que nous formulons pour 2013 à leur adresse est qu’ils recouvrent la vue, avant même toute vision d’avenir.

 

                                                                         SOS MELAY

                                                                         Le 4 janvier 2013

c