L’universitaire Michel ABHERVE a signé en janvier 2013 pour le magazine Alternatives Economiques un article montrant les difficultés de mise en œuvre des communes nouvelles. Et pour cause !

Morceaux choisis :

- « Et là aussi cette possibilité (la Commune Nouvelle ndlr) semble avoir bien peu été utilisée. »

- « Dans le Maine et Loire, Baugé, Chemillé, Montpollin, Pontigné, Saint-Martin-d’Arcé et Le Vieil-Baugé ont choisi en commun de disparaitre au 1er janvier 2013 pour créer la commune nouvelle de Baugé en Anjou, qui compte 6 405 habitants. Au 1er janvier, deux autres communes nouvelles ont été officialisées dans ce département : Chemillé-Melay (8900 habitants) regroupant deux communes, malgré une forte protestation, qui se poursuivra au plan juridique d’une association de défense, SOS Melay , et Clefs-Val d’Anjou (1330 habitants) issue de deux communes Clefs et Vaulandry. »

-«  Dans ces dix lieux, nous passons de vingt neuf communes à dix. Une évolution bien modeste, qui ne peut qu’interroger sur notre attachement à ce cadre communal, et sur la difficulté à renoncer à une écharpe tricolore »

- Un commentaire de Ph. Dubecq sur le blog :

« Que certains promeuvent la fusion de communes, pourquoi pas; que les fusions soient imposées sans l’accord des habitants est une aberration. Pour preuve depuis 70 ans, malgré les incitations, le nombre de communes reste stable (où est le sens de l’histoire ?) ; pour preuve en Seine Maritime : une seule fusion (Bois Guillaume - Bihorel en 2012), depuis annulée.

Nous pouvons regretter le très grand nombre de communes en France mais c’est un fait historique, social et culturel. Cela est bien confirmé dans le rapport “Fusion et défusion de communes” du Ministère de l’Intérieur/Direction Générale des Collectivités Local : “…L’application de cette loi fut un échec, les fusions de communes ne pouvant réussir que dans la mesure où elles répondent réellement à un voeu de la population. En effet, la commune incarne l’échelon de gouvernance locale de proximité auquel le citoyen reste attaché. 1281 fusions sont intervenues en France depuis la mise en oeuvre de la loi du 16 juillet 1971 : certaines d’entre elles ont par la suite fait l’objet de défusions…”.

 

Plutôt que de vouloir le bien de nos concitoyens malgré eux, il faudrait s’interroger sur le bien fondé de l’échelon région. En effet, quel est l’intérêt de régions comme la Haute ou la Basse Normandie, constituées de 2 ou 3 petits départements !!!! »

Lien vers article intégral : http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/01/13/communes-nouvelles-un-depart-bien-modeste-de-cette-opportunite-de-fusion-de-communes/